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Pour établir la possibilité d’une sociologie narrative, il nous faut inscrire notre projet au point de rupture de la tradition, car dans le moment même où les pères fondateurs des sciences sociales fournissaient les armes qui donneraient un atout décisif à la conciliation du progrès humain avec le progrès technologique, ils rejetaient dans le domaine du divertissement, de la fiction, les écrivains, les conteurs, les romanciers, les reporters qui les avaient précédés, et de loin, dans la description et l’analyse du social.
Or cette divergence des sciences sociales et de la littérature, qui fut la rançon du progrès, c’est aujourd’hui que nous en payons le prix, dans la déshérence de la discipline, rabaissée, au choix, au rang d’un auxiliaire de la gouvernance étatique ou entrepreneuriale, d’une matière scolaire et universitaire, d’un essayisme de mauvais aloi, désertée par une grande partie de l’opinion n’y voyant plus que fausses explications ou piètres excuses pour des comportements amoraux et asociaux, tandis que s’élèvent de toutes parts, de l’intérieur de la discipline, des appels à un renouvellement, à l’émergence d’une sociologie populaire ou publique.
Mais que peut le récit ? Déplacer les points de vue.
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Pour en finir avec la question de la théorie
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A chaque fois que nous sommes invités à parler de la sociologie narrative, la même question revient : quelle théorie défendons-nous ? Je considère tout d’abord la question comme un symptôme du fétichisme...
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La possibilité d’une sociologie narrative
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Depuis longtemps, nous cherchons et produisons des formes pour partager différentes expériences sociales et différentes perceptions du social. Car la perception précède la conception, le percept précède le concept, et même s’ils s’enchaînent mutuellement, en un cercle, ce cercle (le cercle herméneutique) n’est pas un cercle fermé...
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Comment rendre la sociologie publique ?
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Sur ce thème Sylvie Monchâtre et Pinar Selek organisaient le 27 mai 2016 une journée d’études à l’Université de Strasbourg. On trouvera ici leur texte de présentation des interventions et débats sous la forme d’un dialogue entre les deux chercheuses qui s’interrogent : comment faire une sociologie « d’utilité publique » - pour reprendre l’expression d’Annick Madec ? N’oublions pas que « publier », c’est oeuvrer pour le bien public. Cette question est politique… si l’on accepte de considérer que réfléchir à la manière d’« oeuvrer pour le bien public » constitue une question politique...
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La corne du taureau de Michel Leiris
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Comprendre l’infime réflexivité de la mise en danger des familles populaires lors des rencontres scolaires. L’architecture scolaire se veut républicaine. Chaque matin, l’établissement ouvre ses portes, accueille en son sein l’enfant, referme ses portes et isole l’élève du reste du monde. Ses seuils - lourde porte en bois, grille coulissante, gardien ou gardienne - se franchissent avec une formalité que le quotidien et l’habitude ne défont jamais...
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La savante, la démocratie... et la sociologie narrative
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Le 26 avril 2002, Arlette Farge, Marcel Gauchet et Pierre Laborie s’interrogeaient, dans Libération, “sur la responsabilité des élites intellectuelles dans la montée des extrémismes politiques“. La grande manifestation du 1er Mai, préparant l’élection de Jacques Chirac, s’organisait pendant que l’historienne des sensibilités, le philosophe de la politique et l’historien de l’opinion publique répondaient à la question : “D’où vient cette rupture de plus en plus nette entre élites et classes populaires ? “
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Apprendre des "erreurs de cadre" : le sociologue face à ses bourdes
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Dans ses temps de présence sur le terrain, le sociologue s’affronte à des situations marquées au sceau de l’étrangeté. Sauf à réaliser une sociologie du proche, il n’évolue généralement pas en milieu d’interconnaissance. Au début de ses investigations au moins, le terrain lui est tout au plus rendu familier par des lectures préalables..
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Histoire fausse
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La première conséquence de la pauvreté, c’est la pauvreté de la pensée, dit-on. Quand le gousset est déserté, l’esprit vous abandonne. C’est évident, on n’est plus tout à fait un homme....
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Pour une sociologie narrative
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Bienvenue à vous, amateurs et professionnels, profanes et savants, qui connaissez l’épaisseur du social et déplorez l’ésotérisme des sciences sociales. Sociologues oui, car nous observons et éprouvons des relations, mais historiens si vous voulez, artistes, ethnographes ou ethnologues, romanciers, philosophes, reporters. La narration, le récit sont nos outils communs. Les sciences sociales ont voulu expliquer le monde, il s’agit maintenant de les transformer.
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