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Au gré de nos curiosités, il nous arrive de susciter des prises de parole, des situations ou bien tout simplement de mettre la main sur des sons ou des images qui nous interpellent et suscitent notre étonnement. Qu’en faire ? Comment les partager et leur rendre une parcelle d’intelligibilité, quand bien même on ne les comprendra jamais qu’à moitié ? Souvent, ce ne sont que des fragments, quelques lettres, un son capté à la force du micro, une unique photographie qui nous interpellent.
Cette rubrique propose de renverser le geste sociologique pour faire de l’unique et de l’original des objets d’intelligibilité. Non plus compiler et entasser, au risque de ne chercher que les ressemblances, mais isoler pour mieux s’attacher à ces détails qui, souvent, n’en ont que l’apparence. Cette rubrique entend s’interroger sur ce que nous voyons et ce que nous entendons lors de nos enquêtes, ce qui nous frappe l’esprit parce que « ça nous regarde ». Qu’est-ce qui nous regarde ? Et dès lors comment regarder et entendre sans nous en tenir aux certitudes de ce que nous voyons et entendons ?
Nous proposons de créer un sous-titrages à chaque image et son que nous captons, de chercher les significations qui se cachent sous les photographies, de fendre les mots que nous entendons, de traquer l’invisible (le hors cadre) et l’indicible (les silences, les manières de parler) qui, pourtant, donnent une intelligibilité à ces situations. Voir et entendre provoquent des ruptures de sens que cette rubrique entend prendre en charge. L’objectif est d’augmenter la réceptivité du chercheur et des lecteurs, afin d’ouvrir les « vues », suivant Georges Perec, et de prendre soin des choses entendues.
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Une anamnèse photographique
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En complément de l’article que j’ai proposé à Sociologie et sociétés pour son numéro thématique "Sociologie narrative" (n°48-2), voici quelques éléments d’accompagnement, sous la forme d’une série de photos commentées. Au sens strict, il s’agit de plusieurs modalités de "photo-elicitation", homogénéisées par l’intention de les organiser en un récit...
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Les rappeurs, sociologues de la déviance
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Avec l’effacement dans le débat public des questions de domination de classe ou des mécanismes structurels d’exploitation qui font les quartiers pauvres et y relèguent les catégories populaires – souvent non-blanches –, ce sont aussi les causes sociales de la déviance, dont on supprime la signification sociale et politique, qui sont éclipsées. Cette question de la déviance, et plus particulièrement de la délinquance et des violences urbaines – ces deux vedettes de l’actualité médiatique et politique –, fréquemment abordée dans les textes de rap, y est souvent pensée de manière sociologique : avec des mots et des concepts très proches de ceux développés par certains chercheurs, les rappeurs se font alors en rimes sociologues de la déviance...
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Une cartographie émotionnelle
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"Et si on s’appropriait sa ville autrement ? Au-delà des repères historiques et géographiques, l’idée est d’établir une cartographie des lieux qui ont une signification particulière pour chacun de nous. Et ainsi redécouvrir sa ville de manière plus intime, où se croisent notre histoire personnelle et celle d’autres habitants. Des récits écrits ou des balades sonores, pour aboutir à terme à une cartographie émotionnelle de la ville en ligne. Premiers essais à Lausanne".
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Histoire d’un dessin
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Milieu des années 1980 : une rencontre autour de la politique de la ville avec des élus, des fonctionnaires, des travailleurs sociaux. Et pour détendre l’atmosphère, un dessinateur, Charb, dont les productions s’affichent à l’écran. Je prends la parole à mon tour et quelques minutes après..
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Readers in the metro
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Ça vous arrive de jeter un coup d’œil sur le livre du voisin dans le métro ? A moi aussi. Il y a des livres que nous avons lus et cela fait plaisir de les découvrir dans les mains d’un inconnu. Il y a des livres que nous n’avons pas lus mais dont les titres nous rendent curieux...
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