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"Fragments du monde" interroge et réaffirme le paradoxe de notre appartenance à un seul et même monde, un monde commun qui s’impose à nous, mais aussi un monde composé de multiples fragments, dispersés et interconnectés, un monde pluriel que l’on doit partager, un monde à parcourir en laissant des traces, en en suivant d’autres, un monde traversé de fragments de mémoires, de récits, qui glissent sur d’autres, qui dialoguent et qu’il importe de raconter.
"Fragments du monde" souhaite stimuler des écritures repérées dans de multiples situations de rencontres et encourager la production de textes découverts aux détours d’ateliers, conversations, échanges sur des terrains d’enquêtes ou dans des espaces pédagogiques.
"Fragments du monde" souhaite accueillir les essais, travaux et chapitres de chercheurs, d’étudiants, d’artisans et producteurs de connaissances issues d’enquêtes sociologiques, anthropologiques, historiques, philosophiques, centrées sur une analyse, un problème, une expérience, contribuant à une compréhension critique du monde auquel nous participons.
Trois idées gouvernent "Fragments du monde" :
Ignorer les spécifications disciplinaires qui limitent l’intelligence des phénomènes au nom de la préservation de l’académie
Récuser la logique autoritaire qui exige des titres pour participer à la co-construction du savoir
Défaire le partage des savoirs académiques et des savoirs profanes qui discréditent ceux-ci en légitimant ceux-là
Penser et comprendre, voilà l’affaire de "Fragments du monde", de celles et de ceux pour qui s’enquérir a plus d’importance que de prononcer !
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Une étudiante chinoise vivant en France pendant le COVID-19
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Ce texte a été écrit dans le cadre d’ateliers d’écriture proposés en 2ème année de sociologie. L’autrice nous raconte son expérience en tant qu’étudiante chinoise lors du début de la pandémie du Covid-19, préoccupée de la situation de ses parents restés en Chine, ainsi que pour son propre quotidien en France.
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La mise à mort des corps et des esprits
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Ce texte a été écrit dans le cadre d’ateliers d’écriture proposés en 2ème année de licence de sociologie. L’auteur, qui a 21 ans, nous raconte en mobilisant tous ses sens, les odeurs, les codes couleurs, l’ambiance d’un abattoir, et se demande finalement : pourquoi ?
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To be or not to be Juif
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Bernard n’était qu’un produit bâtard, ni vraiment juif, ni vraiment goy, une espèce d’entre-deux. Sa rencontre avec Esther et sa conversion lui donnaient accès à un monde dont il avait été mis à l’écart. [...] La découverte de ses cousins et cousines en Israël alors qu’il était déjà un senior allait bouleverser son for intérieur. Selon lui, avoir de la famille en Israël était une preuve qui ne pouvait plus laisser de doute sur son identité...
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Toxicophobie mon amour
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J’ai écrit ce texte car il m’est apparu comme le seul espace dans lequel je pourrais m’exprimer librement, pour crever cet abcès que vous ignorez mais qui nous étouffe. Je parle de ce que je vis, de ce que je connais, je n’ai pas vocation à représenter un groupe homogène. Chaque personne, chaque produit, chaque parcours est unique. Mais la toxicophobie, elle, s’applique à nous tou-te-s, les toxicos. Et elle s’exprime à travers vous.
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Le printemps vacille
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Une libraire tranquille, salariée d’un "Culturel" situé en centre-ville, à quelques encablures de l’hypermarché dont il dépend, un virus qui fait trembler la planète, un rayon qui ne devient plus essentiel. Carnet de notes de mon transfert de l’espace culture à l’équipe du drive de l’hyper.
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Lettre à ma mère
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Ma sœur m’a dit qu’elle ne voulait pas devenir une femme énervée. Puis elle a rajouté que la colère était quand même sans doute légitime. Moi je suis cette personne énervée, et je ne vais pas me taire pour votre plaisir, je ne vais pas me taire parce que ma colère vous dérange.
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Ca commence aujourd’hui
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Un jour de mai 2019, peu de temps avant les élections européennes, je me suis assis à l’intérieur d’un bistrot situé quelque part en Berry pour y consommer un café. Durant une trentaine de minutes, j’ai transcrit minutieusement tout ce que je voyais et tout ce que j’entendais.
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Journal collectif 13. "Quotidien confiné"
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En prenant du recul en ce 21ème jour de confinement, je réalise qu’il n’est pas uniquement source de vide extrême sans activité. Je réalise que j’ai pu continuer à m’ouvrir aux choses. Il s’agit alors de s’organiser autrement, quand cela est possible. Je sais que ma situation n’est pas universelle, je me rends bien compte du privilège d’avoir le choix de rester chez soi.
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Journal collectif 12. Le risque de l’expérience
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J’ai compris progressivement que ma place et mon risque à moi étaient tous les deux dans le déplacement. Ce qui a été au départ de ma vie adulte, difficile : évoluer à l’Université et autour, dans un milieu qui n’était à la base pas le mien, fille d’une femme caissière et d’un homme vendeur automobile...
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