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"Fragments du monde" interroge et réaffirme le paradoxe de notre appartenance à un seul et même monde, un monde commun qui s’impose à nous, mais aussi un monde composé de multiples fragments, dispersés et interconnectés, un monde pluriel que l’on doit partager, un monde à parcourir en laissant des traces, en en suivant d’autres, un monde traversé de fragments de mémoires, de récits, qui glissent sur d’autres, qui dialoguent et qu’il importe de raconter.
"Fragments du monde" souhaite stimuler des écritures repérées dans de multiples situations de rencontres et encourager la production de textes découverts aux détours d’ateliers, conversations, échanges sur des terrains d’enquêtes ou dans des espaces pédagogiques.
"Fragments du monde" souhaite accueillir les essais, travaux et chapitres de chercheurs, d’étudiants, d’artisans et producteurs de connaissances issues d’enquêtes sociologiques, anthropologiques, historiques, philosophiques, centrées sur une analyse, un problème, une expérience, contribuant à une compréhension critique du monde auquel nous participons.
Trois idées gouvernent "Fragments du monde" :
Ignorer les spécifications disciplinaires qui limitent l’intelligence des phénomènes au nom de la préservation de l’académie
Récuser la logique autoritaire qui exige des titres pour participer à la co-construction du savoir
Défaire le partage des savoirs académiques et des savoirs profanes qui discréditent ceux-ci en légitimant ceux-là
Penser et comprendre, voilà l’affaire de "Fragments du monde", de celles et de ceux pour qui s’enquérir a plus d’importance que de prononcer !
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Journal collectif 11. Compétition unique
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Je pratique le sauvetage sportif depuis maintenant 7 ans et 3 ans à haut niveau à Rennes, piscine de Bréquigny, natation en piscine et en mer (côtier). Ce sport est peu connu mais il se pratique à haut niveau lors de compétitions, régionales, nationales et internationales. Chaque année, il y a des objectifs différents, précis qui sont calculés et mis en place, jour après jour. Les échéances dans le sport sont ce qui permet de nous faire tenir à l’entraînement. 20h d’entraînement chaque semaine en parallèle des études, c’est un choix de vie, pleinement assumé.
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Journal collectif 10. Une si fragile hospitalité
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Chaque lundi, depuis plusieurs mois maintenant, un petit groupe de jeunes bénévoles se regroupent sur le parvis de la gare de Lyon afin d’offrir une hospitalité alimentaire de manière clandestine... Depuis quelques jours avant ce lundi soir, des messages de doute et d’inquiétude apparaissent dans la conversation du groupe de bénévoles... A mesure que les aiguilles tournent sur le cadran de la montre, les personnes se désistent de leur engagement...
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Journal collectif 9. Tendrement confine.e.s
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Et c’est là que j’ai commencé à avoir vraiment peur. On s’adapte. On se révolte, on craint, on a peur, on partage. Et on s’habitue. On force nos corps à rentrer dans ces petites boîtes d’appartements. Au début c’est dur, ça fait mal, au dos, aux jambes, au cœur. Et puis ça passe...
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Journal collectif 7. Brèves Week-End
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Depuis mardi, le temps me manque. Faire l’école à la maison à partir des consignes envoyées via les écrans, travailler à distance, partager les ordinateurs, prendre des nouvelles des proches et en donner… Très vite, je me suis sentie dépassée...
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Journal collectif 5. Marilyn en casa
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Enfermée dans mon armoire je regarde le monde à travers les yeux de Marilyn, le personnage imaginaire qui m’habite et me tient compagnie…à côte de mon chat !
Nos débattons de la pluie et du beau temps, de cette époque qui nous pousse dans nos retranchements, nous inventons l’avenir. Un avenir où nos corps seront proches les uns des autres…Enfin, depuis mon armoire j’ouvre la fenêtre de mon intérieur à vous tous-es dans l’espoir d’être bientôt devant vos Yeux !
La mise en scène du confinement. Toute la série sur You Tube.
https://www.youtube.com/channel/UChGXO8pcpRQ8ZMA47jo4Vvg
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Souvenirs de la maison d’arrêt : Fresnes, 1970.
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Lettres de la prison de Fresnes (Extraits)
Par Arthur Agopian
Deuxième division, cellule 365
( Quartier des toxicos)
Sur la vieille chemise contenant les lettres, cette citation :
« Les Parisiens, non pas des visages mais des masques, masques de faiblesse, masques de force, masques de misère, masques d’hypocrisie ; tous exténués, tous empreints des signes ineffaçables d’une haletante avidité. Que veulent-ils ? De l’or, ou du plaisir ? »
Honoré de Balzac, La fille aux cheveux d’or
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Journal collectif 4. A la Duchère
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A la Duchère, tout est fermé. Ces derniers jours, nous prenons plus souvent des nouvelles de nos proches. Plus de temps pour ça, plus d’inquiétude aussi. Le virus réactive des relations. Parmi elles, il y a celles que nous avons nouées sur les terrains d’enquête...
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Journal collectif 3. Journal du confinement
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Concrètement, au commencement, pour nous, ça ne changeait pas grand-chose. 12h30, on mangeait, des crudités, du pain, beaucoup de fromage pour moi, du saucisson pour lui. Oui c’est vrai, c’était rare qu’on déjeune ensemble un mardi. (...) À part ça… Non la seule vraie différence, elle était dans ma tête. Elle était dans ma perspective. Dans la perspective des jours qui allaient tous se ressembler et dans celle surtout de rester enfermée.
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