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"Fragments du monde" interroge et réaffirme le paradoxe de notre appartenance à un seul et même monde, un monde commun qui s’impose à nous, mais aussi un monde composé de multiples fragments, dispersés et interconnectés, un monde pluriel que l’on doit partager, un monde à parcourir en laissant des traces, en en suivant d’autres, un monde traversé de fragments de mémoires, de récits, qui glissent sur d’autres, qui dialoguent et qu’il importe de raconter.
"Fragments du monde" souhaite stimuler des écritures repérées dans de multiples situations de rencontres et encourager la production de textes découverts aux détours d’ateliers, conversations, échanges sur des terrains d’enquêtes ou dans des espaces pédagogiques.
"Fragments du monde" souhaite accueillir les essais, travaux et chapitres de chercheurs, d’étudiants, d’artisans et producteurs de connaissances issues d’enquêtes sociologiques, anthropologiques, historiques, philosophiques, centrées sur une analyse, un problème, une expérience, contribuant à une compréhension critique du monde auquel nous participons.
Trois idées gouvernent "Fragments du monde" :
Ignorer les spécifications disciplinaires qui limitent l’intelligence des phénomènes au nom de la préservation de l’académie
Récuser la logique autoritaire qui exige des titres pour participer à la co-construction du savoir
Défaire le partage des savoirs académiques et des savoirs profanes qui discréditent ceux-ci en légitimant ceux-là
Penser et comprendre, voilà l’affaire de "Fragments du monde", de celles et de ceux pour qui s’enquérir a plus d’importance que de prononcer !
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Adam, Sans-Papiers
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Avant/Après. Deux photos du même homme. Adam. A quelques quatre ans d’intervalle. La première date du jour de notre rencontre. Un jour d’avril en 2010...
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Les déclassées classeuses
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Habiter un quartier de logements sociaux offre peu d’intimité. Les logements construits dans l’urgence de l’après-guerre laissent place à la promiscuité. Aussi, la vie des habitants est rythmée par un quotidien savamment mis en scène. C’est sur ce sujet que nous aimerions écrire quelques mots...
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D’assez près, on le voit (1). "Toi, tu fermes ta caisse !"
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Elles sont arrivées toutes les trois. Les deux soeurs et Hélène. Elles disaient qu’à Creil elles ne trouveraient pas de travail. L’une redoublait son Bac STG, l’autre l’avait obtenu, Hélène deux années à ne rien faire. Qu’auraient-elles pu faire avec ça ?
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Etudiante ou serveuse ? Le voyage à Paris
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Au fur et à mesure que la soutenance de notre mémoire se rapprochait, mon copain et moi, qui fréquentions la même fac de philosophie en Italie, on parlait de plus en plus fréquemment du manque de perspectives qui se présentaient pour nous dans notre pays après les études, du sentiment de fermeture et du provincialisme que l’ambiance académique nous faisait ressentir. Mais surtout de l’envie qu’on avait de continuer nos études à l’étranger, de nous enrichir par l’apprentissage d’une façon, pour nous nouvelle, de vivre la philosophie, d’apprendre le français…de connaître Paris...
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Histoires d’école. La manière forte
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Une des enseignantes en a les larmes aux yeux. Plantée là, devant le tableau en liège, au milieu des affiches format A4 présentant les règles de la photocopieuse et le programme de l’atelier théâtre, elle découvre les photos d’une pièce disloquée, entre fissures et moisissures, trous et larges copeaux de peintures. Il y a la rouille, il y a les fenêtres démontées et des rideaux agrafés, des vêtements soigneusement pliés et des bassines en plastique fondues sur les bords.
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Au nom du père (In memoriam : Johnny et les sciences sociales)
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Johnny, c’était son idole. Il ne connaissait pas Higelin. Il ne savait pas que lui aussi était amoureux d’une cigarette. Lui, il n’aimait pas les roulées. Il était aux Gauloises. Beaucoup de Gauloises et depuis longtemps. Elles avaient bien roussi sa moustache. Une moustache de Gaulois, bien sûr...
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Sexual healing
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J’ai failli vomir en délaçant le jogging bleu Adidas de Louis. Un genoux à terre, lui debout, je faisais glisser, d’un geste machinal, le molleton sur ses hanches. Mais, alors que je découvrais ses jambes droites comme des piquets, c’est venu....
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L’enterrement de mon mari
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En France pour mon mari on a fait comme en Algérie. Il est mort le jeudi. Il a été enterré samedi après midi. Il y avait les enfants, la famille, les amis, les ouvriers de la mairie de toutes les origines...
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Pensée fragmentée pour corps morcelé
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corps. des doigts tordus, déformés professionnellement, mon corps se plie aux exigences de l’organisation intériorisée du travail. gestes mécaniques, répétitifs, usant, abusant de mon être. mon corps ne m’appartient plus, il existe pour quatre-vingt dix minutes quotidiennes, s’active involontairement...
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Discussion en tout genre
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La scène se passe dans une petite pièce au sein d’un centre social, il s’agit de l’espace parents-enfants ; où les mamans accompagnées de leurs enfants se rencontrent, partagent, discutent entre elles deux matinées par semaine. C’est un jeudi matin comme les autres...
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