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"Fragments du monde" interroge et réaffirme le paradoxe de notre appartenance à un seul et même monde, un monde commun qui s’impose à nous, mais aussi un monde composé de multiples fragments, dispersés et interconnectés, un monde pluriel que l’on doit partager, un monde à parcourir en laissant des traces, en en suivant d’autres, un monde traversé de fragments de mémoires, de récits, qui glissent sur d’autres, qui dialoguent et qu’il importe de raconter.
"Fragments du monde" souhaite stimuler des écritures repérées dans de multiples situations de rencontres et encourager la production de textes découverts aux détours d’ateliers, conversations, échanges sur des terrains d’enquêtes ou dans des espaces pédagogiques.
"Fragments du monde" souhaite accueillir les essais, travaux et chapitres de chercheurs, d’étudiants, d’artisans et producteurs de connaissances issues d’enquêtes sociologiques, anthropologiques, historiques, philosophiques, centrées sur une analyse, un problème, une expérience, contribuant à une compréhension critique du monde auquel nous participons.
Trois idées gouvernent "Fragments du monde" :
Ignorer les spécifications disciplinaires qui limitent l’intelligence des phénomènes au nom de la préservation de l’académie
Récuser la logique autoritaire qui exige des titres pour participer à la co-construction du savoir
Défaire le partage des savoirs académiques et des savoirs profanes qui discréditent ceux-ci en légitimant ceux-là
Penser et comprendre, voilà l’affaire de "Fragments du monde", de celles et de ceux pour qui s’enquérir a plus d’importance que de prononcer !
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Liencié "à l’amiable" !
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Il est sorti de ce bureau directorial hébété. Sonné. KO debout. C’était un mardi. Son chef lui avait pourtant bien dit : « Ne t’inquiète pas, tu ne seras pas licencié. »
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Hommage à grand-père Jo
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L’histoire de grand-père Jo, cheminot, marcheur, taiseux, amateur de lectures, de conférences, et de ping-pong, racontée par sa petite-fille.
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Les rideaux
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Là sur les marches de l’escalier, je vous observe à travers les carreaux jaunis des portes. Je les ai toujours trouvées moches d’ailleurs, ces portes marrons avec ces carreaux jaunes. Couleur fumée de cigarette.
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Installations de retour de transmigrantes du sexe. De la soumission esclavagiste à la création d’entreprises locales
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 "Pourvoyeuses de plaisir devenues entrepreneuses" du Levant aux terres d’Ovide .... témoignages qui dévoilent des vies, des routes (des chemins cosmopolites ?) et leurs détours, sans exotisme. Récits sans détours de traversées héroïques. Histoires à plusieurs voix, pudiques, qui retracent des itinéraires épiques.
" Je ne connais pas l’avenir, mais il m’a fallu une année pour oublier les violences vécues de mes origines, en Serbie à mon travail en club, et je suis bien, nous sommes bien : tous les jours je découvre que j’aurais pu avoir une autre vie avec l’impression que mes façons de voir les gens changent sans arrêt." Irina
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Au jour le jour
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La dame d’en face a recommencé. D’un geste à la fois vif et nonchalant (sa main est restée en l’air après le jet, cinq, dix, quinze secondes), elle a jeté ses affaires sur le parking devant l’immeuble, jonchant l’asphalte de livres neufs, de boites de médicaments, d’une éponge et d’un ours en peluche...
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Un an et demi
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Le jour de la visite, il n’est pas là. Pas là, physiquement. Il a laissé des traces. Le cendrier plein dans la cour, un gros cendrier métallique plein de mégots jaunes orangés de cigarettes industrielles...
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Rage de meuf
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Un samedi d’hiver, relativement nuageux. Il est 18h et je vais bientôt commencer à nettoyer les vitrines remplies de viennoiseries collantes et suintantes. Mais pas avant 18h30, sinon Magalie ou le patron vont me capter aux caméras..
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Les couteaux
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Lucienne appuie lentement sur le bouton de la petite cafetière achetée à Leclerc il y a six mois. Il va décidément falloir la changer, cette cafetière. Elle n’a pas coûté cher mais elle coule tout le temps. Fabriquée on ne sait pas où, par on ne sait pas qui, pour un salaire de misère, alors que la plupart des jeunes qu’elle croise dans le quartier n’ont manifestement pas de boulot ; à moins qu’ils n’en cherchent pas vraiment non plus...
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Le carré de violettes
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“C’est en vue de construire un projet de formation que j’ai mené des entretiens avec chacune des 32 gardiennes de cette agence, pour mieux connaître leur parcours et leur vie. À quelques mois de la retraite, je suis heureuse que ce texte sorte des oubliettes, tout en ayant le sentiment d’avoir failli à mon ambition de jeune sociologue « tout terrain » : parvenir à écrire une sociologie qui soit immédiatement accessible, parlante, appropriable.
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Histoires d’école. Le plus beau métier du monde
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« Merci… Merci de venir… C’est bien, d’avoir de l’aide pour les enfants. C’est difficile toute seule les enfants. J’en ai marre. Je suis fatiguée. C’est fatigant les enfants hein ? Moi ça me fatigue tout ça. Bon, Souad, elle change. Elle travaille toute seule à la maison. Là, elle a décidé d’apprendre ses tables de multiplication, par cœur..
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